Le parc éolien en France et en Europe


L’histoire de ces « parcs » d’un genre nouveau

Ancêtres de nos éoliennes modernes, les premiers moulins à vent naissent en l’an 600, imaginés par les Persans. 500 ans plus tard, ils font leur apparition en Europe : constitués de quatre pales qui tournent autour d’un axe vertical, ils servent à moudre le grain. Ils seront utilisés, au cours des siècles suivants, pour l’irrigation, et feront l’objet d’améliorations techniques afin d’améliorer leur portance dynamique, ainsi que la vitesse du rotor.
Ce sont les américains qui vont développer en premier ces machines, afin de leur faire générer de l’électricité. En 1888, Charles Brush construit la première turbine éolienne d’une puissance de 12 kilowatts à ossature bois (144 pales fabriquées en bois de cèdre). Quelques années plus tard, l’inventeur danois Paul La Cour découvre qu’on produit plus d’électricité avec une rotation plus rapide et moins de pales.
La crise pétrolière de 1973 va inciter les Etats-Unis et le Canada, mais aussi les pays européens, à s’intéresser fortement à ce système d’énergie renouvelable.
Ce sont les années 70 qui voient l’apparition de parcs éoliens européens : les petites machines, plutôt utilisées en agriculture, laissent place à des parcs reliés au réseau électrique. Ce développement est encouragé par l’augmentation du coût de l’électricité, puis par des préoccupations liées aux enjeux environnementaux : pollution de l’air et changements climatiques inquiètent. Il s’agit donc de chercher à réduire les gaz à effet de serre à l’aide de l’énergie renouvelable.
Dans les années 2000, ce sont les Etats-Unis et l’Europe qui développent le plus l’exploitation de l’énergie éolienne : la capacité éolienne mondiale est détenue à 70 pour cent par l’Europe, les pays champions étant l’Allemagne et le Danemark.
→ Pour en savoir plus sur l’histoire des éoliennes.
En France
Notre pays compte 773 parcs éoliens, avec une capacité de production qui a augmenté considérablement ces 10 dernières années (de 386 MW en 2004 à 8254 MW en 2014). La puissance éolienne est beaucoup plus importante dans la moitié nord de la France, la Picardie et la Champagne- Ardenne constituant les régions qui produisent le plus. Cette énergie verte représente aujourd’hui 3% de la consommation totale d’énergie (à titre de comparaison, au Danemark cette part s’élève à 27%).
Par ailleurs, notre territoire présente de nombreux atouts :
régimes de vent différents dans trois zones géographiques (Nord, Atlantique, zone méditerranéenne)
gestion simplifiée des pics de consommation, l’éolien produisant davantage l’hiver (plus de vent), au moment donc où il y en a le plus besoin.
interconnexions possibles avec nos voisins européens, en fonction des vents.
→ Davantage d’informations sur le site France Energie Eolienne.
Les projets
*Les « moins » : – les objectifs nationaux 2012 n’ont pas été entièrement concrétisés.
– presque la moitié du territoire français reste fermé à cette énergie verte à cause de contraintes militaires et aéronautiques.
*Les « plus » : – développement de l’éolien flottant : les recherches avancent sur l’identification des zones les plus propices au développement de l’éolien en mer, la région Pays de la Loire ayant déjà été identifiée comme potentiellement intéressante.
– création de nombreux emplois (60 000 prévus en 2020) grâce aux métiers liés à l’éolien. Cette industrie propose une diversité importante de métiers, liés à la chaîne de l’éolien : développement de projets, construction des turbines, exploitation et maintenance des sites.
Bref…
L’énergie éolienne a de beaux jours devant elle, arborant une image très positive auprès de 83% des français, qui, selon une étude réalisée en 2009, sont favorables à l’implantation de ces parcs dans leur environnement proche.