Les produits pour bébés : attention aux substances dangereuses


toy-440043_960_720Une ONG européenne alerte sur la présence de substances potentiellement dangereuses dans les produits pour les bébés. En effet, selon l’ONG, les shampoings, les lotions, les laits nettoyants, les lingettes et autres produits utilisés au quotidien pour les bébés pourraient contenir encore trop de substances chimiques dangereuses ou allergènes.

Une nouvelle étude alarmante

L’association WECF (Women in Europe for a Common Future) a mené une vaste enquête sur 341 produits cosmétiques destinés aux  bébés en juillet et août 2015. Ces produits sont vendus en France dans les pharmacies, les magasins biologiques, mais également aux supermarchés. En se basant sur les études scientifiques et les évaluations des autorités sanitaires de l’Union européenne et française, l’ONG a pu classer les ingrédients qui composent les produits en trois catégories : risque élevé, risque modéré et risque faible ou non identifié.

Un risque élevé pour 299 produits

À l’issue d’une enquête, 299 sur 341, contiennent d’ingrédients classés à risque élevé. La méthylisothiazolinone est retrouvée dans 19 produits, dont 7 lingettes. Cet ingrédient entraînerait un nombre croissant d’irritations et d’eczémas. Le phénoxyéthanol a été découvert sur 54 produits, dont 26 lingettes. Il est soupçonné d’avoir des effets nocifs sur la reproduction. De plus, des parfums qui impliquent des risques potentiels d’allergies sont également présents dans 226 produits. D’ailleurs, 181 produits sur les 341 examinés contiennent des substances dites à « risque modéré ».

Interdiction des trois ingrédients à risque

Au final, l’association WECF reposant sur un réseau de 150 organisations environnementales et féminines dans 50 pays réclame l’interdiction des trois ingrédients à risque élevé dans tous les cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans. Elle insiste également sur la vulnérabilité de la peau des bébés. En effet, le pH de la peau du bébé est neutre durant les premières semaines et elle n’est pas encore protégée par le film hydrolipidique qui met les cellules à l’abri des influences extérieures, explique l’ONG.